Dimanche 2 octobre 2005 7 02 /10 /Oct /2005 00:00

Salut à tous et à toutes


L'autre matin, en Pologne, alors que je décapais une porte au rythme du flamenco, Nicole (chez qui je logeais) m'a raconté la situation d'apocalypse qui regnait en Louisiane après l'ouragan... des airs de fin du monde.

Ben oui, nulle part on n'est a l'abri lorsque la Terre se fâche.

On a beau se créer un petit monde connu et rassurant; villes, maisons, voitures inspirées des technologies dernier cri... du jour au lendemain tout cela peut disparaître, nous laissant seuls, petits vers tout nus face a ce monde sauvage. En passant, ça nous rappelle l'insignifiance et la superficialité des choses dont on s'entoure.

La Terre devient folle-furieuse. Et chacun d'entre nous y est pour quelque chose.

Oui, chacun de nous, dans ses gestes quotidiens, participe plus ou moins a la dégradation de notre lieu de vie a tous. Pour voyager, j'ai pris un avion qui a brûlé des milliers de litres de kérozene; chaque jour, un nombre incalculable d'entre nous se déplace en voiture : un peu plus de CO2 dans l'air; chaque jour on achète sa bouffe, toujours plus ou moins emballée de plastique, et on la met encore dans des sacs plastiques pour la transporter. Ces sacs, ces déchets, je les ai vus par centaines de milliers éparpilles dans tous les paysages de Chine.

On s'entoure de plein de choses; et on en veut plus : des nouvelles, des mieux.

Nous sommes sur la Terre. Déjà plus de six milliards.

Essayons seulement de penser a la quantité, au volume de déchets que moi, que toi on produit en une vie......... je n'arrive même pas à me le représenter. Et combien de choses possède-t-on? Je pense a la maison de mes parents... elle est tout simplement PLEINE de choses, et la plupart d'entre elles ne servent jamais, ni materiellement, ni esthetiquement, ni sentimentalement.

Seulement voila : chacun de nous va disparaitre, ce peut etre demain, ce peut etre dans 70 ans. Tout les produits issus de la terre, peu transformés, disparaissent très rapidement. Mais toutes ces choses, ce plastique, ce caoutchouc, ces produits chimiques... tout cela reste. Bel heritage pour exprimer notre reconnaissance a la Terre.

A quoi? a la Terre, oui, il parait que c'est la qu'on vit! Trop de gens l'ont déjà oublié, vivant dans un monde artificiel, coupé du sol par du bitume, du béton, une foi sans limite en la science qui, apparemment, trouvera toujours une solution.

Mais moi je suis triste de ce monde, et en décapant ma porte, j'ai pleuré. Et j'ai pensé que si la solution était de décaper le monde centimetre carré par centimetre carré, j'etais prête à le faire, avec ma vieille spatule rouillée face a cette peinture qui attache.

Sans doute 99 pour cent des activités des hommes actuellement ont pour conséquence la destruction ou la pollution de cette Terre ou l'on vit. Et tout le monde s'en fout, tout le monde l'ignore, du moment que dans sa petite bulle artificielle on ne se sent pas atteint, et on trouve bonheur et récomfort materiellement.

Seulement on se voile la face. Pour moi rien n'est plus important que de réussir a "sauver la Terre" (ben oui, je crois qu'il ne s'agit de rien de moins grave que ça), mais pour ça il faudrait que chacun et chacune d'entre nous change d'habitudes de vie, ou arrête de rêver a une vie a l'occidentale... le rêve américain dévoile maintenant ce a quoi il aboutit : plus de dechets, d'avidité... Chacun de nous est responsable et participe au devenir du monde (eh oui, rien que ça!).

Je n'ai que faire de mes possessions matérielles. Un jour je disparaîtrai, et alors je n'aurai ni besoin d'argent, ni de fringues, de voiture, d'ordi, de piles, de DVD et autres tourniquettes a faire la vinaigrette. Je laisserai alors la place à d'autres, qu'ils soient ou non mes enfants.

J'adore la vie et j'aime la Terre. Je ne veux pas laisser derriere nous le monde que je ne souhaite pas pour moi.

Par moments je me dis qu'il est deja trop tard.

Mais merde!

J'ai des idéaux et je veux vivre en accord avec moi-même. Alors je vais essayer de faire ce que je peux pour laisser le mois de traces possible sur la Terre. Ca veut dire utiliser différemment les transports, ça veut dire prendre un sac pour aller faire ses courses, et rendre gentilment les sacs plastiques a la caissiere, ca veut dire acheter des produits transformés le moins possible, et non emballés dans du plastique, ca veut dire arrêter de gaspiller l'eau, ne pas tirer la chasse toutes les cinq minutes, utiliser un minimum d'electricité (et puis ça fait du bien au porte-monnaie). Ca veut dire : prendre conscience des conséquences de chacun de nos gestes, de nos actes quotidiens. Se demander "d'où vient ce que j'ai entre les mains... et où ça va ensuite?"

Nous vivons dans un monde déconnecté de la réalité; de la réalité intemporelle. Tout va très bien tant qu'on ne pense qu'à sa petite vie, mais voilà : d'autres étaient là avant, et d'autres viendront après nous.

Je voudrais que pour eux la vie soit aussi belle que ce que je peux ressentir parfois, parce que le monde qui nous entoure, la Terre sur laquelle on marche, sont beaux.

Ce serait profitable pour tous de prendre le temps de réflechir au moins une heure, au moins quelques jours si ce n'est toute une vie à ce que l'on fait sur Terre, a ce qu'on y produit. Responsabilisons-nous : pensez aux tonnes de déchets que chacun de nous produit en une vie... sauriez-vous vous en occuper vous-même??

Moi je pencherais facilement vers l'extrêmisme, je rêve de produire ce que je mange et de vivre dans un environnement biodégradable; je veux bien abandonner l'électricite, la voiture, les tomates en hiver et bien d'autres choses, pourvu que j'arrête de participer à la folie des hommes qui ne voient plus d'où ils viennent et où ils retourneront.

Si nous sommes un tantinet sensibles et en contact avec la "vraie réalite", on peut se rendre compte de l'importance de tout ce que l'on fait dans nos petites vies... et agir pour changer ça au plus vite.

Je ne peux ni ne veux changer le monde, mais je veux et peux changer ma vie.

 

En voilà une bonne tartine de mots!...

sans doute un peu naïfs, et mon regard est encore bien trop limité.

Mais voilà, je suis naïve. Et déterminée également.

 

J'espère que vous appréciez de lire enfin sur cette page un texte avec les accents, même s'il  en manque certainement pas mal

 

Pour des nouvelles plus égocentrées, ben... je suis de retour dans notre petit pays.

J'ai les boules de comprendre tout ce que les gens disent, y'a des fois on s'en passerait bien. Mais je suis heureuse de revoir des gens que j'aime, à commencer par mes grands parents, eux je ne les ferai pas changer a 88 et 98 ans... et pourtant. De les revoir me donne encore plus envie de vivre.

Mon périple ne s'achève pas, je commence à vivre. Alors je le continue, avec vous! En commençant par la Bretagne, pour continuer dans la vie, en amitiés, en musique, en théâtre, en légumes et en fruits.

Merci d'avoir suivi nos pérégrinations, merci pour les p'tits mots, merci d'exister, vous que j'aime... et à très bientôt.

Marjolaine

Par de passage - Publié dans : oiseauxpassages
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mardi 23 août 2005 2 23 /08 /Août /2005 00:00

Que se passe-t-il???

On monte dans le Transsiberien a Ulaan Baatar avec une tripotee de mongols qui, a chaque arret, debalent par les fenetres des jeans, des chemises et des couvertures chinoises pour les vendre aux russes qui se pressent sur le quai (pire que les soldes!)...

On reste quelques heures a la frontiere (en planquant dans le compartiment une pile de jeans, deux couvertures et un paquet non identifie que des mongols nous ont confies)

Mais a Irkoustk, tous nous abandonnent, et on se retrouve entre energumenes a la peau claire et aux yeux pas brides... (et en plus les deux minutes d'arret ne nous donnent meme pas le temps de descendre acheter ces fameux oumouls fumes, les poissons du lac Baikal).

Tout d'un coup c'est le calme.

Plus de mongols qui passent dans le couloir en faisant rouler de gros ballots de marchandise... plus de parties de cartes avec Chimge et sa grande fille!... Dans notre wagon restent : un americain lunaire flanque d'un polonais pas folichon et une allemande muette d'un cote, et de l'autre heureusement une equipe de rafteurs russes (si si, ca existe) est la pour jouer quelques airs de guitare le soir. En tous cas c'est pas Igor (ou Gregor ou Vladimir), notre serveur du wagon restaurant, qui est la pour vivifier l'ambiance : on m'a dit que le mot sourire n'existait pas en russe...

En meme temps, moins on passe de temps a boire de la vodka avec russes ou mongols, plus on en a pour regarder le paysage! Et le lac Baikal n'etait pas desagreable a regarder (meme si on n'a pas pu manger d'oumouls fumes). S'ensuivit les forets de Siberie... des forets de bouleaux et coniferes sur des kilometres, et des kilometres, et des kilometres. Tres joli. Parfois quelques maisons de bois emergent d'une clairiere, ou bien une vieille Trabant attend au passage a niveau. Et puis Vladimir (ou Igor ou Gregor) esquisse parfois un... sourire! faut dire qu'on se rapproche de Moscou, il doit etre content d'arriver, apres deux fois 5 jours de trajet (sachant qu'il a fait les 5 premiers bourre...). Quant a notre provodnitsa ( responsable de wagon), elle est toujours aussi radieuse quand on la croise (c'est a dire quand elle n'astique pas la plaque ULAAN BAATAR - MOSCOW ou qu'elle n'est pas enfermee dans un compartiment avec sa cop's pour fumer clope sur clope)...

La Siberie nous a bien donne envie de s'arreter pour aller faire un tour dans la russkaya campagne... mais visa de transit oblige, on s'arrete po.

Moscou

La, c'est une autre planete ou je pose le pied : les gens sont tous blonds, les filles sont grandes, tout le monde est pale... les mongls manquent a la vue. Et puis je ne sais que trois mots de russe (merci, biere et je ne comprends pas... le plus important quoi). Mais la curiosite pousse toujours, et j'ai vite decouvert que les russes savent tres bien sourire et etre accueillants!

L'architecture est... interessante! Entre les jolies basiliques coiffees de meringues colorees, le Kremlin et les batiments stalinistes... y'a de quoi s'emerveiller a chaque coin de rue. Irracontable; il faut voir.

La place rouge, je dois l'avouer, m'a charmee avec sa basilique a Basile. Et Andrei Viktorovich, apres avoir assiste a la messe devant l'icone la plus celebre de la ville, s'est gentilment propose pour faire une petite ballade commentee. Mais visa de transit oblige, on reste po. L'Alex s'est envole pour notre bonne capitale, et j'ai pris le train de nuit pour Riga, Lettonie.

A la frontiere, malgre mon visa depasse de plus de 9 heures, la douaniere ne bronche pas, si ce n'est sur l'etat desastreux de mon passeport qui a essuye les pluies mongoles. Et la j'ai retrouve, devinez qui, notre ex-voisine de train, l'allemande qui n'est en fait pas muette, s'appelle Thekla et est plutot tres sympa. On a continue la route ensemble.

Riga

La vieille ville est tres jolie et fort agreable, avec des musiciens un peu partout dans la rue... et je ne peux pas nier que ca fait du bien d'entendre autre chose que la daube a la mode en Chine et en Mongolie! Mais une chose est maintenant sure : on est en Europe. Apres quelques balades en ville, on part pour la cote de la mer Baltique. On retourne se mettre au calme, pour s'aclimater un peu a l'Europe en disant encore quelques mots de mongol. Une semaine a dormir sur la plage, entre les baignades medusees, la cueillette des myrtilles et les repas au feu de bois. Et puis je travaille mon allemand, ce qui ne fait pas de mal.

De stop en stop on est arrivees en Lithuanie, ou on s'est faites invitees a passer la nuit dans une petite communaute a la campagne. Tres sympa. Ce matin Thekla est partie prendre un ferry pour l'Allemagne tandis que j'ai tape du pouce jusqu'a Suwalki, en Pologne, en passant quand meme par les villes de Kaunas et Marijampole... bien moins marrantes que leurs noms.

Mais en voila assez pour une tartine, et il est temps que je reaterrisse dans la realite polonaise si je veux aller manger un bout avant de rentrer dans l'ecole ou je loge: le couvre-feu est a 22h et je ne veux pas froisser la gentille concierge. J'en dirai plus sur la Pologne une fois que je l'aurai vue!

Dobra Noc ! (Maloune et la mere Denis savent sans doute deja que ca veut dire bonne nuit...)

 

 

Par de passage - Publié dans : oiseauxpassages
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Dimanche 7 août 2005 7 07 /08 /Août /2005 00:00

Nous revla!

En fait de boulet, c'est Alex qui s'y colle, en commencant par se faire piquer son sac deux heures avant de partir... mais cela n'a pas entame notre determination! Heureusement car il en faut pour affronter 18 heures de bus cahotiques a 17 sur 12 places, ou dormir a 2000 metres avec un duvet pour deux...

Nous voila donc partis pour une nuit sans fin sur les pistes qui menent vers le sud-ouest, et nous arrivons a Bayanhongor alors que s'eclipse la Lune. A coups de pedales (un peu mous...) sur une piste caillouteuse, on se dirige vers la vallee convoitee...

La commencent les rencontres avec les yacks et les invitations sous yourte pour un bol de the, (accompagne des incontournables creme et fromages secs a se casser les dents). Puis tranquillement on pedale entre la traite des chevres et celle des yacks, un coup sous la tente, un coup sous la yourte. Un soir on se mele a une partie de volley, les pieds dans la bouse de yack, un jour Alex apprend a traire ces betes velues, un autre on fait la course avec Zorro pour monter au col de 3000... On fait faire des tours de velo aux gamins qui accourent en nous voyant pointer a l'horizon et on echange nos montures de metal contre des dadas parfois un peu fadas. Nos fiers destriers repondaient gaiement aux noms d'Ulaan Bavgai et de Togro (Ours Rouge et Grue des Steppes). Le velo ca permet de creer un echange sympa... (et puis c'est une bete qui risque pas de se faire la malle toutes les 5 minutes...)

Les longues journees mongoles nous ont aussi permis de nous poser pas mal de questions... tant sur l'image d'occitentaux qu'on vehicule que sur les problemes environnementaux, qui nous sautent aux yeux et a la gorge tous les deux coups de pedales : on sent la Mongolie menacee par l'abscence de conscience ecologique alors que le monde du plastique et de l'electrique est deja sous la yourte... et dans la steppe. J'espere que les espaces mongols ne sont pas condamnes comme ils le laissent penser... Autre souci du pays : l'alcolisme. Tous les jours on a croise des cavaliers oscillants, et la "mongol vodka" n'apporte pas que la gaite dans les familles... c'est pas pour rien que les mongoles cherchent a se marier avec des occidentaux.

Enfin le tableau qu'offre la Mongolie m'est toujours agreable, meme si ces points noirs assombrissent les belles couleurs du pays et blessent mon coeur naif... qui pourtant ne veut toujours pas cesser de croire et d'esperer.

Apres de beaux moments et quatre cols (Alex conserve le maillot a pois), on a entrepris de rentrer en minibus a Ulaan Baatar... donc apres avoir attendu 4 heures, puis fait 10 fois le tour de la petite ville pour ramasser des gens a droite et a gauche, on part enfin (cette fois seulement a 15, mais avec une famille morse)... pour tomber en panne (disons plutot exploser l'essieu arriere) 2 heures plus tard. Chouette : il fait nuit et ca caille sa reum'. On attend un nouveau minibus jusqu'au lendemain a 8h du mat. (Un conseil : ne dormez pas dans un bus avec la famille morse). Le chauffeur n'a pas dormi depuis... longtemps. Apres un arret au monastere de Caracorum pour cause de pelerinage, on se fait poser a UB, 28 heures apres etre montes dans le bus. Normal.

Depuis on s'est fait deux randos dans les coins pas touristiques des parcs touristiques (remarque faut etre un peu barjo pour aller bartasser par la ou on est passes), au milieu des ecureuils noirs, des marmottes, des faucons et des casse-noix mouchetes. Joli! Et pour finir en beaute, au sortir de la foret, on n'a rien trouve de mieux que de se trouver nez a nez avec un garde et sa petoire... controle des passeports et tout et tout... On nous explique qu'on est en terrain prive... Et on me suspecte parceque je viens de Chine... en effet, en traversant la zone interdite, je peux lire "State Special Service Office"... on est chez les services secrets mongols!!! rien que ca!!! Enfin ca ressemble plus a un centre de detectives amateurs... mais bon, vaut mieux pas trop faire les malins avec ces gars la.

Retour a la ville, une douche ne fait quand meme pas trop de mal, et dans deux jours on saute dans le train et allez Zou! a Moscou!

petits cliches...

  un vieux cheval des plaines le chiotte mongol un petit essai de traite de jument Si t'etais un arbre, t'irais t'planter la haut toi? tourist camp, ou la yourte en dur... ...et la photo de mariage!

Par de passage - Publié dans : oiseauxpassages
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Vendredi 22 juillet 2005 5 22 /07 /Juil /2005 00:00

Bonjour a toutes et a tous...

Voila, la Marje passe une derniere soiree dans la capitale mongole avant de partir a fond les pedales (enfin, tout est relatif...) dans le sud-ouest (pays basque mongol).

Alex, l'ours des Landes du Haut Beaujolais, m'a rejoint (apres une escale forcee au 5e etage de l'hotel Soyuz a Moscou), a grand renfort de fromage et de Beaujolais, pour mon bonheur et celui de mes papilles...

Un israelien m'a gentilment prete son velo pour un mois, on en a achete un autre, et nous voila pares pour partir a l'aventure dans la haute montagne mongole (des collines a 3000m, quoi).

Que ceux qui veulent qu'on fasse des tours d'Ovoo pour eux nous envoie les commandes! (ce sont des grands cairns, autour desquels le bouddhisme veut que l'on tourne trois fois en priant)

Sur ce je disparais encore pendant un bon moment, donc pas d'inquietude, surtout que les mongols n'ont plus rien a prouver niveau hospitalite... Alex ajoute qu'il veille sur moi, donc la je suis plus sceptique, mais bon, comme on dit, "ca va bien s'passer !!" et puis il est tellement content d'avoir retrouve son boulet prefere...

gros Khusekhs a vous, et Daraa Ulzi!

 

Par de passage - Publié dans : oiseauxpassages
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 8 juillet 2005 5 08 /07 /Juil /2005 00:00


Mais que fait la Marje en Mongolie???



elle ramasse des bouses sechees, bien sur! leur feu ecarte les moustiques et on y fait cuire la marmotte, pauvre bete.

Bon, tachons de rassembler tous les petits moments du mois dernier, passe a vadrouiller en campagne mongole...

Avec le sieur Antoine de Haute Ardeche (attention, je voyage pas avec n'importe qui), nous sommes partis a l'ouest d'Oulaan Baatar (ou on tournait en rond) vers de vertes contrees. Selles et sacoches sur le dos, on a fini par trouver une monture. Il s'appelait Tsuivan... c'etait un cheval brun ; mais il s'est fait la malle, on etait dans l'petrin... Du coup Antoine nous a fait du bon pain avec son levain maison, pour le bonheur de la famille qui nous a accueillis - ou devrais-je dire recueillis- pendant cette mesaventure. En fait la bete (le cheval, pas Antoine) est retournee chez son ancien proprio, se blessant en chemin... bon. C'etait embetant, surtout pour lui, le pauvre, deja qu'on l'avait fait chier a le deloger...

Donc on recommence : nous avons trouve une monture, une belle jument malgre son sale caractere, avec qui nous avons vecu de belles aventures, a travers vallees fleuries et yourtes lactees (la mongolie n'est pas que steppes arides), sous un soleil ecrasant, ou au coin du feu et sous les etoiles... avec hurlements de loups en fond, pour l'ambiance.

Une dizaine de jours de ballade, a pied plus souvent qu'a cheval, tres jolie, et ponctuee de rencontres avec les indigenes yourtatoires, que l'on charmait aux sons de la guimbarde et de l'ocarina, et qui nous nourrissaient de the au lait et d'aaruul (yaourt seche en tranches), de yaourt piquant et de viande sechee.

De retour dans la famille rencontree au debut, le Toine a pris le chemin des foins ardechois, tandis que je restais quelques jours chez nos hotes. La je me suis plue a m'improviser bergere a cheval, lancant des cris a la mongole pour regrouper chevres et brebis, a voir naitre un poulain, m'essayer a la traite ou a la cuisine locale, sur le poele, a me ballader a cheval, ramasser la ciboulette ou la rhubarbe sauvage...

Quelques jours apres, pousses par les taons et les moustiques qui pullulaient dans leur verte vallee, la Damdin Bazar family a demenage pour le camp d'ete, dans une grande plaine ouverte sur de grandes collines... je les ai aides a demonter, puis a remonter les yourtes... en faisant jouer les toiles dans la lumiere et le vent du soir. Puis ca a ete le moment de la tonte des brebis, aux ciseaux bien sur (ca y est, je l'ai fait!), et de la traite des juments pour faire l'airag, ce fameux lait fermente. Le ciel, du matin au soir, ne m'a jamais paru aussi immense que la-bas.

Et puis tout simplement c'etait bien chouette de vivre le quotidien avec ces gens si accueillants, que j'ai quittes la larme a l'oeil... ben ouais, ils ont ete ma famille mongole pendant deux semaines!

Y'aurait tant de choses a dire... je prefere ne pas me perdre dans les details en passant ma journee sur internet, milles excuses, et puis peut-etre que c'est encore trop chaud en moi pour etre pose a plat... je vous conterai ca en direct.

Bayartai! et douces pensees d'ete.


Par de passage - Publié dans : oiseauxpassages
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Texte libre

 

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus